Dossier n° 1
La mémoire orale du travail en Wallonie. Bilan et perspectives par Sven Steffens

Cet article synthétique a été édité en 2005 dans le cadre du chantier mené par l’Institut Jules Destrée sur l’histoire économique de Wallonie, dans Innovation, savoir-faire, performance. Vers une histoire économique de la Wallonie.



La mémoire orale du travail en Wallonie : un bilan des enquêtes publiées

Un bilan approfondi comprendrait, idéalement, une analyse poussée des positions théoriques, méthodologiques et idéologiques adoptées par les différents acteurs de l’histoire orale en Wallonie. À cela s’ajouterait une analyse du déroulement et des résultats de quelques enquêtes représentatives. Ici, nous nous limiterons à une présentation générale et à un survol thématique et commenté d’enquêtes publiées sous la forme de livres, de brochures et d’articles. L’un ou l’autre mémoires de licence seront cités également. L’objectif étant de compléter et de prolonger le recensement des sources entamé dans le cadre du colloque Mémoires collectives de 1982, et de signaler ainsi des réalisations notables sans pour autant prétendre à l’exhaustivité. Au passage, nous mettrons en évidence des lacunes et soulèverons des questions de méthode. Ce court relevé comprendra aussi bien des publications de sources à part entière que des études qui puisent, entre autres, dans des sources orales.

Qui sont les acteurs de la mémoire orale du travail en Wallonie ? Pour commencer, on constatera que ce champ est assez peu investi par les historiens travaillant au sein des universités – une entreprise comme le Oil Life Project dont René Leboutte parle dans sa contribution au présent ouvrage n’est pas (encore) en vue. Serait-ce le reflet d’une préférence pour des sources jugées plus valables ou un recul devant les difficultés pratiques de l’histoire orale ? En tous cas, les ethnologues et les dialectologues s’y intéressent davantage (50). Rappelons que certains mémoires de licence en dialectologie wallonne abordent la dimension ethnographique à partir d’interviews thématiques.

Les plus grands "producteurs" et "stimulateurs" d’enquêtes orales sont des associations d’animation populaire et des musées spécialisés dans le domaine de l’histoire économique et sociale locale. Deux associations de tendance chrétienne progressiste ont été particulièrement actives et fécondes, à savoir le CARHOP à Bruxelles – ainsi que ses antennes locales en Wallonie – orienté vers le milieu ouvrier chrétien, et le groupe Histoire collective à Rossignol, petite commune située entre Bouillon et Arlon, résolument tourné vers l’évocation de la vie quotidienne des villages du sud du Luxembourg (51). Le CARHOP et le groupe Histoire collective cherchent, au travers de l’histoire orale, à favoriser, chez les gens "ordinaires", une prise de conscience mobilisante et citoyenne par rapport à leur passé, à leur place dans l’Histoire et dans la société actuelle.

Un but similaire est poursuivi par le Cercle d’histoire Henri Guillemin à La Louvière, tout en représentant une sensibilité proche du mouvement ouvrier socialiste. En revanche, le mouvement ouvrier socialiste en tant que tel s’est globalement peu intéressé à l’histoire orale – ne fût-ce qu’à la sienne – et n’a guère stimulé la récolte de témoignages oraux de ses militants (52).

Parmi les musées, il faut citer en premier lieu quatre institutions, à savoir le Musée de la Vie wallonne à Liège (depuis décembre 2003 temporairement fermé pour raison de travaux de rénovation profonde), l’Écomusée du Viroin à Treignes, le Musée de la pierre à Maffle (Ath) et l’Écomusée de la Région du Centre, installé sur le site de l’ancien charbonnage de Bois-du-Luc, près de La Louvière. Plusieurs autres musées réalisent ou ont réalisé des enquêtes orales, dont le Centre de documentation sur la Laine à Verviers, le Musée d’armes à Liège, le Musée de la lessive à Spa, le musée de Blégny-mine à Blégny, le Musée du cuir et des industries du Péruwelzis, etc. Par ailleurs, il faut mentionner La Fonderie – Musée de l’Industrie et du Travail de Bruxelles qui possède une série d’enregistrements et publie une revue – les Cahiers de la Fonderie – dans laquelle des témoignages oraux trouvent souvent accueil (53).

L’histoire orale bénéficie donc de certaines structures institutionnelles – auxquelles s’ajoutent des initiatives individuelles – mais celles-ci ne sont guère reliées entre elles, chacune préférant un travail en solitaire. Or, il serait sans doute plus profitable de stimuler des échanges d’informations et des collaborations.

Du déroulement concret des enquêtes nous ne savons presque rien. La plupart du temps, les informations données à ce propos dans les publications d’histoire orale se limitent à une liste des témoins interrogés, ainsi qu’à des indications sommaires sur la méthode employée. L’exposé de Jean-Marc Depluvrez et Jean-Pierre Ducastelle sur leur enquête auprès des ouvriers carriers, ou l’exposé de Claude Gaier sur les enquêtes en milieu armurier forment des exceptions notables (54). Souvent, les enquêtes ne sont pas non plus utilisées en vue de mettre la réflexion théorique développée en milieu universitaire à l’épreuve et d’éventuellement l’enrichir. Les questions du traitement des enregistrements – la méthode de transcription, la sélection des passages reproduits ou supprimés – sont passées sous silence et celles de la critique historique ne sont guère évoquées non plus. Bon nombre de publications de sources se limitent à la restitution de témoignages "bruts" mais n’entament pas leur interprétation comme si les propos tenus "parlaient" d’eux-mêmes. Sur tous ces plans, l’historien professionnel reste souvent sur sa faim.

Le groupe Histoire collective de Rossignol a défendu une approche militante du témoignage brut. Au nom du droit des gens "ordinaires" de s’approprier l’Histoire, Jean-Marie Caprasse a affirmé que « la prise de parole de chacun est aussi importante, voire davantage que le contenu du témoignage » (55). Si l’historien professionnel pourrait être tenté de rejeter en bloc une vision aussi tranchée qui exclut précisément son interférence, nous pensons plutôt que l’un et l’autre, le témoignage comme acte de participation et l’analyse critique de l’historien, sont complémentaires et ne s’excluent nullement. Quelques publications montrent très concrètement des voies possibles. Citons trois exemples : un article de Michel Papy sur la mémoire ouvrière d’une petite ville française et un autre de Hubert Watelet sur la mémoire d’anciens ouvriers mineurs borains atteints de silicose sont particulièrement stimulants en termes d’auto-réflexivité du chercheur (56) ; de même, on lira avec profit les remarques de E. Krzeslo et R. Kalisz sur le phénomène de mythification qui peut se produire dans la mémoire ouvrière (57).

Quelles catégories de travailleurs ont fait l’objet d’enquêtes orales ? Quels branches et métiers ont été pris en considération ? Quelles "taches blanches" reste-t-il sur la carte de la mémoire du travail ? Le plus grand absent, selon nous, est le secteur tertiaire où quasiment tout est à faire. Un exemple isolé, le travail de type commémoratif consacré au Grand Bazar de la Place Saint-Lambert, à Liège, n’est que l’exception qui confirme la règle (58). En revanche, c’est bien le monde ouvrier et industriel qui est le mieux couvert – ou le moins mal couvert – par les enquêtes publiées. Nettement moins d’importance a été accordée aux travailleurs du secteur primaire. L’artisanat rural a été privilégié comparé à l’artisanat urbain. Les hommes ont plus souvent été interrogés que les femmes. Si des ouvriers, petits artisans et paysans forment la majorité des témoins, assez rarement des cadres et des gestionnaires d’entreprises ont été sollicités (59). Il en va de même pour un autre groupe-clé, à savoir les ingénieurs (60). Parmi les thèmes en friche, on peut signaler celui de la formation professionnelle en entreprise et dans les écoles (61).

Les témoignages relatifs au monde ouvrier et industriel se rapportent d’abord aux travailleurs de l’ancien tissu économique de la Wallonie :

les ouvriers mineurs wallons, les ouvriers flamands et les ouvriers immigrés venus travailler dans les mines de charbon wallonnes (62) ;
les ouvriers de la sidérurgie et des diverses branches de la métallurgie, fonderie, construction métallurgique, etc. (63) ;
les verriers tels le souffleur de verre, le tailleur sur cristaux ou le coupeur de verre (64) ;
les ouvriers de l’industrie armurière liégeoise (65) ;
les métiers de l’extraction et du façonnage de la pierre (66) où, exceptionnellement, le travail des femmes dans cette branche est évoqué dans l’interview d’une polisseuse de marbre (67) ;
les travailleurs des chemins de fer (dans la province de Luxembourg) (68) ;
sous-représentés sont les ouvriers de l’industrie textile (69), du bois (70), du cuir (71) et du bâtiment ;
plusieurs enquêtes axées sur le monde ouvrier d’une région industrielle – à savoir les régions du Centre, de Charleroi et de Thuin, de Seraing, de Verviers, de Braine-l’Alleud – apportent des témoignages sur différentes branches (72), à quoi on ajoutera le recueil de récits de vie d’ouvriers publié par Alain Tondeur (73), l’enquête d’envergure sur les entreprises et métiers à Châtillon et Saint-Léger par Julien Rongvaux (74), ainsi que le fascicule réalisé par Anne-Marie Rambeaux au sujet de la vie quotidienne à Sivry-Rance (75). Une attention particulière est parfois accordée aux métiers qui touchent à l’art ou aux arts décoratifs ; citons ici le mémoire de licence d’Isabelle Basyn sur la fonderie de cloches Sergeys à Louvain et à Chênée (76).

La grève est un sujet peu traité, exception faite de celle de 1932 (77), de celle de 1960–1961 (78) et de la grève des ouvrières de la FN de Herstal, en 1966, pour l’application du principe "À travail égal, salaire égal" (79).

Pour le travail des femmes, très imparfaitement couvert, il faut signaler, outre l’ouvrage sur la grève des ouvrières de la FN, le riche recueil de témoignages bruts par le groupe Histoire collective de Rossignol (80). Mentionnons encore des enquêtes sur le travail des lavandières à Spa (81), des batelières (82) et des tailleuses et couturières bruxelloises (83). Les femmes face à la récession et au chômage ont également fait l’objet d’une étude (84). Parmi les nombreuses lacunes, on peut citer l’absence de témoignages sur la domesticité, sujet fort bien traité du côté flamand, par la journaliste Diane De Keyzer (85).

Quelques rares enquêtes se sont focalisées sur les jeunes ouvriers et l’expérience des débuts dans la vie professionnelle ainsi que sur la défense organisée de leurs intérêts (86).

Par ailleurs, non seulement de nouvelles enquêtes sont en cours – par exemple, à l’Écomusée de la Région du Centre, sur la mémoire industrielle – mais aussi la publication d’enquêtes inédites. Ainsi, l’association Patrimoine Industriel Wallonie-Bruxelles projette, dans sa nouvelle collection Enquêtes et témoignages du monde industriel, la publication de deux séries d’interviews relatives à la saboterie à Nismes et aux carrières de pierres en Hainaut (87).

Sur le travail en milieu agricole, signalons, outre les publications de l’Écomusée du Viroin déjà citées, une enquête sociologique de Pascale Delfosse au Brabant wallon, particulièrement attentive aux phénomènes de transition (88), puis, les enquêtes locales et parfois thématiques du groupe Histoire collective de Rossignol dans le sud de la province de Luxembourg (89). Alors que Jean-Pierre Delhaye a étudié les ouvriers saisonniers du Hainaut occidental et interviewé quelques-uns des derniers représentants, Gaston Braive et des étudiants de l’Université Catholique de Louvain ont récolté des témoignages sur les ouvriers saisonniers flamands ayant travaillé dans le Brabant wallon (90). Quelques publications se réfèrent aux artisans ruraux, meuniers, brasseurs, bouchers, maréchaux-ferrants, etc. (91) Enfin, sur un mode pittoresque sont présentés des personnages tels qu’un facteur ou un contrebandier (92). Bref, on est loin d’une couverture représentative des différentes zones agricoles wallonnes et des différentes catégories professionnelles qui y étaient actives.

Signalons, pour finir, des interviews de fond menées avec des personnalités de la vie économique et sociale, par exemple, les entretiens avec les syndicalistes Jacques Yerna et François Cammarata (93).


(50) Signalons toutefois que le Centre d’Histoire des Sciences et des Techniques (Université de Liège) procède à des entretiens dans le cadre d’expertises sur la pollution industrielle des sols.
(51) Pour une auto-présentation des deux associations, voir M[arie-]T[hérèse]. COENEN, G[uy] ZELIS, « Histoire populaire et éducation permanente pour les travailleurs », in : Mémoires collectives, op. cit., p. 97–101, et J[ean-]M[arie]. CAPRASSE, « Une enquête-animation sur l’histoire populaire dans le Luxembourg – obstacles idéologiques et institutionnels », in : ibid., p. 253–265.
(52) Voir les onze volumes de la collection Mémoire ouvrière consacrés, en 1985, à l’histoire des fédérations francophones du Parti socialiste en commémoration du 100e anniversaire de la fondation du parti ; Groupe « Mémoire collective » du Brabant wallon, 100 ans de socialisme en Brabant wallon, Nivelles, Éd. régionales de Présence et Action Culturelles du Brabant wallon, s.d., p. 293–296 (deux courtes interviews biographiques de militants pionniers) ; dans la veine des "récits de vétérans", le chapitre « Des témoins parlent », in : Joseph BONDAS, Histoire anecdotique du mouvement ouvrier au pays de Liège, Liège, Les éditions syndicales, [1951], p. 166–182. Voir encore René GORREUX, La « Belle Époque » vue et jugée par les contemporains, Bruxelles, Centrale d’Éducation Ouvrière, 1959, qui renonce explicitement au recours aux témoignages oraux et s’en tient à composer une anthologie documentaire de sources écrites. Le Cenforsoc de Charleroi, très actif à ses débuts (voir Renée LEMAÎTRE, J.-E. ANDREUX, « Mémoires du syndicalisme », in : Mémoires collectives, op. cit., p. 103–111) n’a plus poursuivi la collecte de la mémoire orale.
(53) Guido VANDERHULST, « Collecte de la mémoire sociale et industrielle », in : Patrimoine industriel Wallonie-Bruxelles. Bulletin, n° 48, 2001, p. 9–11.
(54) J.-M. DEPLUVREZ, J.-P. DUCASTELLE, « Essai d’histoire orale au Pays d’Ath : les carrières de Maffle », op. cit. ; Claude GAIER, « Vingt ans d’enquêtes orales sur l’industrie armurière de Liège : méthode et synthèse », in : Le Musée d’Armes, n° 94–95, déc. 1999, p. 1–15 (version légèrement augmentée de l’article publié en 1983, cf. infra, note 64).
(55) Voir la justification par J.M. CAPRASSE, « Une enquête-animation sur l’histoire populaire dans le Luxembourg – obstacles idéologiques et institutionnels », in : Mémoires collectives, op. cit., p. 253–265, la citation p. 262.
(56) Michel PAPY, « Aspects et problèmes de l’enquête orale en histoire : une expérience en milieu ouvrier à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) », in : Le Mouvement social, n° 112, juillet–sept. 1980, p. 97–109 ; Hubert WATELET, « La dernière génération des mineurs du Borinage. Enquête orale et connaissance historique », in : Véronique FILLIEUX, Laurent HONNORÉ, Paul SERVAIS (éd.), Angles d’approche. Histoire économique et sociale de l’espace wallon et de ses marges (XVe–XXe siècles) (coll. Dossiers d’Histoire économique et sociale, n° 1), Louvain-la-Neuve, Bruylant-Academia, 2003, p. 159–164.
(57) E. KRZESLO, R. KALISZ, « Mémoires collectives : histoires ou contes et mythes populaires ? », in : Mémoires collectives, op. cit., p. 141–150. De manière générale, nous renvoyons le lecteur intéressé par les questions de théorie et de méthode aux articles de René Leboutte et de Sylvie Delvenne dans le présent ouvrage, ainsi qu’à la rubrique "histoire orale" de l’orientation bibliographique.
(58) Marcel CONRADT, La vraie vie du Grand Bazar de la place Saint-Lambert à Liège, Bruxelles, Éd. Luc Pire, 1999.
(59) Des exceptions : Catherine BAUWENS, Architecture industrielle : les Ateliers Jaspar, mémoire de licence inédit, ULg, Histoire de l’Art et Archéologie, 1993, p. 121–134 (interviews avec un ancien directeur du bureau d’études de l’entreprise et un ancien ouvrier outilleur ; nous remercions Jean-François Potelle pour cette indication) ; « Témoignages. Mémoire collective », in : Claire BILLEN, Jean-Jacques HEIRWEGH, Jean Jacques VAN MOL, Alfred Mélotte inventeur de charrues, fondateur d’industrie. Innovations techniques en agriculture en Belgique aux XIXe et XXe siècles, Treignes, Éd. Dire – Écomusée de la région du Viroin. Centre d’histoire et de technologies rurales, Université libre de Bruxelles, 1997, p. 55–84 ; Jean-Jacques VAN MOL, « Les Ateliers de l’Eau noire et SOMY : 1907–1976. Essor et déclin d’une poêlerie couvinoise », in : Jean PUISSANT, Jean-Jacques VAN MOL (dir.), Fonderies de fer et poêleries, Treignes, Éd. DIRE – Écomusée du Viroin – Université libre de Bruxelles, 2004, p. 87–114.
(60) Nous n’avons trouvé qu’un article et une brochure commémorative : Jean DEFER, « Interview de H[enri] Delrée », in : Patrimoine industriel Wallonie-Bruxelles. Bulletin, n° 49, 2002, p. 5–11 ; 100 ans d’ingénierie : témoignages et souvenirs. Tractebel / 100 jaar engineering : getuigenissen en herinneringen, Bruxelles / Brussel, Tractebel, 1996. Bruno De Wever signale un Centre d’Étude de l’Industrie à Mons, qui posséderait des témoignages d’ingénieurs des mines, voir B. DE WEVER, « Mondelinge bronnen », op. cit., p. 1254 ; le centre est hébergé par la Faculté polytechnique de Mons.
(61) Signalons néanmoins la monographie de Alain JOURET, La petite histoire d’une grande école : l’Institut Technique de Morlanwelz, Morlanwelz, Institut Technique de la Communauté Française, 1995, qui se base, entre autres, sur des témoignages oraux. Une version légèrement abrégée est parue dans la revue Education & Société. Revue hainuyère d’histoire de l’enseignement et de l’éducation, n° 3, 2000, p. 25–166.
(62) Voir – outre C. GAIER, Huit siècles de houillerie liégeoise, et l’article de H. Watelet déjà cités – « Siamo tutti neri ! » Des hommes contre du charbon. Études et témoignages sur l’immigration italienne en Wallonie, Seraing, Institut d’histoire ouvrière, économique et sociale, 1998 ; A[ndré] AUQUIER, Borinage minier raconté. Terre de feu, de souffrances, de combats (coll. « Notre passé »), Quaregnon, André Auquier – Mons, Impricoop, 1989 ; Anne-Marie DE BRUCKER, e.a., « Les témoins », in : Gives, un village au temps des charbonnages et des carrières, Huy, Ville de Huy, 1994, p. 155–282. – Au sujet des ouvriers immigrés, voir Jacqueline REMITS, Des mines et des hommes au pays de Liège (coll. Reliance, n° 3), Liège, Province de Liège, Service des Affaires Culturelles – Éd. du CEFAL, 2001 ; Maria Laura FRANCIOSI, ... per un sacco di carbone / ... pour un sac de charbon / ... voor een zak kolen, Bruxelles / Brussel, ACLI-Belgio, 1996 ; Muriel HANOT, Histoire d’un parcours migratoire. Les ouvriers-mineurs italiens à Bois-du-Luc (mai 1946–janvier 1949) (Sybidi Papers, n° 19), Louvain-la-Neuve, Academia-Bruylant – Sybidi, 1996 ; Travailleur d’où viens-tu ? Récits de vie de travailleurs migrants de Seraing. Équipe Mémoire Ouvrière de Seraing (coll. Des travailleurs témoignent, n° 2), [Bruxelles], CARHOP – Namur, Centre national des équipes populaires, 1993 ; M. SANTOLONI, « Selon le témoignage des intéressés... L’adaptation des travailleurs immigrés après guerre en Belgique », in : Revue du Conseil Economique Wallon, n° 74–75, 1965, p. 24–39. – Au sujet des mineurs venus de Flandre, on consultera Herman VANDORMAEL, Wij zijn fossemannen anders niks ! Mijnwerkers getuigen, Galmaarden, De Mijnwerker v.z.w., 1991 ; [Noël PAESEN], Dat bestond vroeger niet... Getuigenissen over het dagelijks leven in Limburg, 1900–1940, Hasselt, Provincie Limburg. Culturele aangelegenheden. Provinciaal Centrum voor Cultureel Erfgoed, Borgloon. Bureau Industrieel Erfgoed, 1994 ; Tine DE RIJCK, Griet VAN MEULDER, [m.m.v. Guy COPPIETERS], De ereburgers. Een sociale geschiedenis van de Limburgse mijnwerkers, Berchem, EPO, 2000. – Deux métiers de surface sont évoqués par Alain DEWIER, « Souvenirs d’un ancien surveillant au triage-lavoir de Saint-Emmanuel », in : El Mouchon d’Aunia. Culture et mémoire régionales, n° 4, oct., nov., déc. 1996, p. 3–5 ; n° 1, janv., févr., mars 1997, p. 25–31 ; IDEM, « Souvenirs d’une vie de travail. Gaston Brogniet, machiniste d’extraction », in : El Mouchon d’Aunia. Culture et mémoire régionales, n° 4, oct., nov., déc. 2001, p. 5–7. – Sur des catastrophes minières, voir Léon FOURMANOIT, 1934, l’année du Fief de Lambréchies (coll. Des luttes..., des hommes..., et du Borinage), Mons, Borinage 2000 – Mémoire ouvrière boraine, 1984 ; André RENARD, « Souvenirs de la catastrophe de Marcinelle (1956) », in : Patrimoine industriel Wallonie-Bruxelles. Bulletin, n° 48, 2001, p. 12–15.
(63) Signalons, d’abord, une étude française en rapport direct avec l’innovation, qui concerne des laminoirs français occupant bon nombre d’ouvriers wallons : Maurice VERRY, Les laminoirs ardennais. Déclin d’une aristocratie professionnelle (Bibliothèque de sociologie contemporaine. Série B : Travaux du Centre d’études sociologiques), Paris, Presses Universitaires de France, 1955 ; puis, Estelle KRZESLO, Marie-Françoise EBEL, « Mémoires vivantes », in : Rue des usines, n° 10–11, 1982, p. 126–163 ; Ovrîs d’ Mårcin, [enquête réalisée par l’] Équipe populaire de Marchin (Série réalités, n° 12), Bruxelles, Équipes populaires, [1978] ; « Témoignages. Mémoire collective », in: Claire BILLEN, Jean-Jacques HEIRWEGH, Jean-Jacques VAN MOL, Alfred Mélotte inventeur de charrues, fondateur d’industrie. Innovations techniques en agriculture en Belgique aux XIXe et XXe siècles, Treignes, Éd. Dire – Écomusée de la région du Viroin. Centre d’histoire et de technologies rurales, Université libre de Bruxelles, 1997, p. 55–84 ; Raymond SMEERS, « Les Fonderies de Herstal. Un maître-fondeur d’art, Louis Bonhomme », in : Musée herstalien, n° 57, 1991, p. 6–19 ; Bernard FUSULIER, « Témoignage d’un sidérurgiste », in : IDEM (dir.), L’ouvrier, l’usine et le syndicalisme wallons. Involutions et enjeux (1960–2000). Le crépuscule des industrieux, Louvain-la-Neuve, Academia Bruylant, 1999, p. 15–37.
(64) Daniel MASSART, Verreries et verriers du Centre de 1764 à nos jours (Publications du Cercle d’histoire et de folklore Henri Guillemin, La Louvière, n° 19), La Louvière – Haine-Saint-Pierre, Cercle d’histoire et de folklore Henri Guillemin, La Louvière, 1983 ; Francine GOSSELIN, Le soufflage du verre à vitre dans la région de Charleroi de 1880 à 1930, mémoire présenté pour l’obtention du graduat en Histoire de l’Art et Archéologie, Institut supérieur d’Histoire de l’Art et d’Archéologie de Bruxelles, 1982, contient non seulement des interviews biographiques de souffleurs de verre mais également – fait rare – des interviews de cadres. « Les verriers d’Herbatte à Namur. (Propos recueillis par l’ISCO-Namur) », in : Pays de Namur, n° 70, 1980, p. 11–22 ; Maurice DENUIT, e.a., Nos industries au passé (Cercle d’histoire et de folklore Henri Guillemin, n° 16), La Louvière, Cercle d’histoire et de folklore Henri Guillemin, 1981 ; « Interview : Louis Maréchal, tailleur sur cristaux au Val-Saint-Lambert : "En 1911, j’ai travaillé pour soixante centimes par jour !" Propos recueillis par Jean-Paul LEBAS », in : Au travail, 26.IV.1975, p. 7 ; Jean-Luc FAUCONNIER, « Victor Lucas, Mad’léneû èt côpeû », in : Tradition wallonne, t. 6, 1989, p. 173–229.
(65) Claude GAIER, « Intérêt et limites de l’enquête orale : le cas de l’industrie armurière », in : Cahiers de Clio, n° 75–76, 1983, p. 49–56 ; A. FRANCOTTE, C. GAIER, FN-Browning. 100 ans d’armes de chasse et de guerre, op. cit. ; Maggy GIOT, Souvenirs de Pierre-Nicolas Morin, graveur sur armes à Liège, Liège, Éd. de l’Échevinat des Travaux publics et des Musées de la Ville de Liège, 1981.
(66) Jean-Pierre DUCASTELLE, « Enquêtes sur le métier de tailleur de pierre à Maffle », in : Actes du colloque international de Mons, 28 et 29 avril 1979 (Annales du Cercle historique et folklorique de Braine-le-Château, de Tubize et des régions voisines, n° 3), Braine-le-Château, Centre de recherches glyptographiques – La taille d’Aulme, 1979, p. 181–198 ; Jean-Marc DEPLUVREZ, Jean-Pierre DUCASTELLE, « Essai d’histoire orale au Pays d’Ath : les carrières de Maffle », in : Cahiers de Clio, n° 75–76, 1983, p. 57–75 ; J.-P. DUCASTELLE, « La mémoire des ouvriers carriers de Maffle », in : Mémoires collectives, op. cit., p. 161–173 ; Jacques VANDENBROUCKE, « Quelques aspects de la vie quotidienne des ouvriers carriers à Seilles de 1900 à 1950 », in : XLVIIe congrès de la Fédération des cercles d’archéologie et d’histoire de Belgique. 2e congrès de l’association des cercles francophones d’histoire et d’archéologie de Belgique, Nivelles, 23–26 août 1984. Actes, t. 3, Nivelles, Société d’archéologie, d’histoire et de folklore de Nivelles et du Brabant wallon, 1984 [paru en 1987], p. 169–176, ainsi que le mémoire de licence du même auteur : La vie quotidienne des ouvriers carriers à Seilles de 1914 à 1950, mémoire de licence inédit, UCL, Histoire, 1985, 2 vol. ; Anne-Marie DE BRUCKER, e.a., « Les témoins », in : Gives, un village au temps des charbonnages et des carrières, op. cit. ; Ghislaine FONTAINE, « Deux témoignages d’ouvriers d’ardoisières du Sud-Luxembourg (1888–1976) », in : Glain et Salm. Haute Ardenne, n° 15, 1981, p. 44–47 ; IDEM, « Témoignage d’un mineur ayant travaillé à l’ardoisière de Warmifontaine de 1949 à 1975 », in : Glain et Salm. Haute Ardenne (Vielsalm), n° 16, 1982, p. 45–49 ; Jean-Louis VAN BELLE, R. Bersoux (1898–1955). Grafkunstenaar te Zinnik / Tombier sonégien, Braine-le-Château, Éd. de la Taille d’Aulme, 1996.
(67) Nicole LEVEQUE, avec la collaboration du Centre culturel du Hainaut, Adèle Draguet, 91 ans : "j’étais une polisseuse", Rance, Société d’histoire régionale de Rance – Musée du marbre, 1979.
(68) La mémoire du rail dans le Sud-Luxembourg (coll. Histoire collective du Luxembourg, n° 5), Rossignol, Groupe Histoire collective de Rossignol, 1987.
(69) Voir cependant une publication relative à une entreprise auto-gérée par les ouvriers : Des travailleurs vivent l’économie sociale. Textiles d’Ére : 15 années de fil à retordre ! Témoignages commentés par Pierre BALLIEUX, Bruxelles, Fondation André Oleffe – Vie Ouvrière – Tournai, Textiles d’Ére, 1990.
(70) Quelques pages de témoignages dans Marilène QUINET, L’industrie sabotière à Nismes (Écomusée des technologies rurales et du machinisme agricole, Treignes. Dossier n° 2), Treignes, Université Libre de Bruxelles – Éd. DIRE, 1985 ; Françoise BERTE, Le vocabulaire des menuisiers ébénistes à Ath, mémoire de licence inédit, UCL, Philologie romane, 1978, contient des renseignements précieux sur l’importante fabrique de chaises Cambier.
(71) Claudine VOLAND, Le Borinage et la chaussure. Une histoire d’amour dramatique..., Mons-Saint-Symphorien, Impr. Debruxelles – Claudine Voland, 1986.
(72) Georges PLACE, Chronique des pauvres gens. Essai sur la condition ouvrière du 16e au 20e siècle dans la région du Centre (Publications du Cercle d’histoire et de folklore Henri Guillemin, La Louvière, n° 17), 2e éd., Haine-Saint-Pierre, Cercle d’histoire et de folklore Henri Guillemin, La Louvière, 1981 [19731] ; Roger TIMMERMANS, Vito CARVUTTO (dir.), Paroles de militants. Récits de vie de travailleurs chrétiens de la Fédération de Charleroi – Entre-Sambre-et-Meuse – Thuin, Bruxelles, CARHOP, 2001 ; Des travailleurs témoignent. 1886–1986. À Seraing, [Seraing], Cellule Mémoire ouvrière de Seraing, [1985] ; Verviers et ses industries. Des travailleurs témoignent. Équipes Populaires Aînés. Pierre BALANCIER, Paul ROSA, Roger ROOMANS, avec la collab. de Marie-Thérèse COENEN, [Dison, Impr. J.-C. Hamers, 1993], Les travailleurs et les travailleuses font aussi l’histoire. Aspects de la vie des travailleurs du Grand Braine-l’Alleud. 850e anniversaire de Braine-l’Alleud. Dossier réalisé par les Équipes populaires à partir de l’exposition organisée en mai [19]81 par Vie féminine et les Équipes Populaires, avec la collaboration du C.A.R.H.O.P., s.l., s.n., 1981 [feuilles détachées réunies dans un carton].
(73) Alain TONDEUR, Paroles d’ouvriers. Treize vies de labeur (coll. Grandes enquêtes), Bruxelles, Éd. Luc Pire, 2000.
(74) Julien RONGVAUX, Entreprises et métiers d’autrefois. Châtillon et Saint-Léger aux 19e et 20e siècles (Coll. Histoire collective), Rossignol, asbl Histoire collective, [1991].
(75) Anne-Marie RAMBEAUX, Mémoires collectives : la vie à Sivry-Rance, Sivry-Rance, Éd. du Centre de documentation du foyer culturel de Sivry-Rance, 1982.
(76) Isabelle BASYN, Les Sergeys (1827–1987). Fondeurs de cloches à Louvain et à Chênée. Héritiers d’une tradition artisanale d’un demi millénaire, mémoire de licence, UCL, Histoire de l’Art et Archéologie, 1987.
(77) Georges PLACE, Témoignages sur la grève générale révolutionnaire de 1932 (Publications du Cercle d’histoire et de folklore Henri Guillemin, La Louvière, n° 25), Haine-Saint-Pierre, Cercle d’histoire et de folklore Henri Guillemin, 1989 ; Le mouvement ouvrier en Belgique 1830–1940. Outils pédagogiques. Dossier 6 : Histoire orale. Chansons et témoignages de travailleurs, Bruxelles, CARHOP, s.d. (fascicule de 6 pages, roenéotypé).
(78) Pascale WEERTS, Portée et limites des sources orales en histoire. Le cas de la grève 60–61 dans la région liégeoise, mémoire de licence inédit, ULg, Histoire, 1985. Nous remercions Paul Delforge pour cette indication.
(79) Marie-Thérèse COENEN, La grève des femmes de la FN en 1966 (coll. Pol-His, n° 7), Bruxelles, Politique et Histoire, 1991.
(80) Mémoires de femmes en Famenne dans la première partie du siècle. Baillonville, Bonsin, Heure, Noiseux, Sinsin, Somme-Leuze, Nettinne, Waillet et la région. Groupe ACRF du Secteur de Somme-Leuze (Coll. Histoire collective, n° 11), Rossignol, asbl Histoire collective, 1994.
(81) [Pol JEHIN], À la découverte des anciens lavoirs de Spa, Spa, Musée de la lessive et de la vie des lavandières, [ca. 2000].
(82) Vies de batelières. Claire Picard, Solange Watteau. Récits de vie récoltés par Suzanne CORDIER et Sophie PIRSON, Bruxelles, Vie féminine – éd. responsable Anne Boulvin, 2001.
(83) Philomène Coenen. Tailleuse. Propos recueillis par Marie-Thérèse COENEN (coll. Vies de femmes. Récit de vie), Bruxelles, Université des Femmes, 1990 ; Véronique POUILLARD, Hirsch & Cie, Bruxelles, 1869–1962 (Faculté de Philosophie et Lettres. Histoire, n° cviii), Bruxelles, Éd. de l’Université de Bruxelles, 2000, a trouvé des interviews retranscrites inédites.
(84) Monique LAURENT-GARCET, Femmes, la récession ? Claire, Catherine, Éliane et les autres... (NFF Dossier, Trimestriel, 4/94), [Namur], Éd. Feuilles Familiales – Saint-Servais, Éd. responsable J. Hinnekens, 1995.
(85) Diane DE KEYZER, « Madame est servie ». Leven in dienst van adel en burgerij (1900–1995), 5de druk, Leuven, Uitgeverij Van Halewyck, 1996 [19951].
(86) « Expériences de vie : des témoins se souviennent », in : Florence LORIAUX (dir.), Enfants-machines. Histoire du travail des enfants en Belgique aux XIXe et XXe siècles, [Bruxelles], CARHOP – EVO, 2000, p. 107–113 ; Anne DOUMONT, Aspects de l’enfance en milieu ouvrier, dans la Wallonie industrielle au début du XXe siècle. Étude critique de témoignages et de souvenirs, mémoire de licence inédit, UCL, Histoire, 1983 ; Années folles... années de crise. Aspects de la vie à Jumet dans les années 30. Le travail des femmes, la formation professionnelle, les loisirs, les jeux, les fêtes. Catalogue [rédigé par le] Collectif Mémoire ouvrière de Jumet, [les] Équipes populaires et [le] CARHOP, Jumet, Éditeur responsable J.M. Mal, 1986 ; Pontien KABONGO, « La révolte des enfants de Cardijn ». Trente ans après. Récits de jocistes, Bruxelles, CARHOP, 2003. – Instructif, ne fût-ce que par la comparaison, l’enquête en partie orale, de la jeunesse ouvrière catholique flamande : Zwartboek. Onderzoek naar de toestand van de beroepsopleiding en de beroepsvolmaking in de ambachten en neringen, [Brussel, K.A.J. Brussel], 1959.
(87) Renseignements aimablement fournis par MM. Jean-Jacques Van Mol et Jacques Crul (PIWB).
(88) Pascale DELFOSSE, « C’est beaucoup changé de dans le temps ». Ruralité et transition, Bruxelles, De Boeck-Wesmael, 1988.
(89) La vie quotidienne à Bellefontaine et Lahage autrefois. Groupe Histoire collective de Rossignol (coll. Histoire collective du Luxembourg), Rossignol, Groupe Histoire collective, 19832 [19811] ; Le jardinage en Gaume dans la première partie du siècle (coll. Histoire collective du Luxembourg, n° 3), Rossignol, Groupe Histoire collective, 1983 ; Si Gênes m’était conté. Mi èt to l’z’ontes (coll. Histoire collective, n° 2), Gênes, Mi èt to l’z’ontes – Rossignol, Groupe Histoire collective, 1983 ; Tintigny jadis et naguère (1900–1940). Ansart, Breuvanne, Han, Poncelle, Saint-Vincent, Tintigny. Groupe Histoire collective de Rossignol (Coll. Histoire collective du Luxembourg, n° 4), Rossignol, Groupe Histoire collective de Rossignol, 1986 ; Des gens d’ici racontent. Douze villages entre Famenne et Condroz au début du siècle : Briquemont, Buissonville, Forzée, Frandeux, Haid, Haversin, Laloux, Les Basses, Montgauthier, Navaugle, Serinchamps, Vérennes (coll. Histoire collective), Haversin, Groupe Regards et Souvenirs, 1989–1998, 3 vol.
(90) Jean-Pierre DELHAYE, Les ouvriers saisonniers du Hainaut occidental (Cahiers pédagogiques. Histoire), Bruxelles, Ministère de l’Éducation nationale, 1986 ; IDEM, La saga des aoûteux du Pays des Collines (19e et 20e siècles), La Hamaide, Écomusée du Pays des Collines et Commission du Patrimoine de Flobecq, 2002 ; Gaston BRAIVE, Fermiers et ouvriers agricoles saisonniers flamands en Brabant wallon (1930–1960). (Témoignages) (Cercle d’histoire et d’archéologie du pays de Genappe, cahier n° 4), Genappe, Cercle d’histoire et d’archéologie du pays de Genappe, 1993.
(91) Achille LATOUR, Le meunier et son moulin à vent (Métiers, Techniques et Artisans), Nonette – Leuze-en-Hainaut, Créer, 1982 (une 2e éd. est parue en 1999) ; Jean-Marc DEPLUVREZ, « De l’eau au moulin : Histoire d’une vie », in : Moulins en Hainaut, Bruxelles, Crédit communal de Belgique, 1987, p. 237–244 ; Achille LATOUR, Les brasseurs et la bière (Métiers, Techniques et Artisans), Nonette – Leuze-en-Hainaut, Créer, 1990 ; Anne-Marie RAMBEAUX, « Le boucher. Entretien avec M. Roger Jourdain de Rance », in : Aux sources de la Thure et de l’Helpe. Revue bimestrielle, n° 2, 1982–1983, p. 7 ; Ed[mond] MICHAUX, « Histoire d’une famille d’artisans. Les Bienfait: maréchaux-ferrants et taillandiers », in : Publications de la Société d’Histoire régionale des Cantons de Beaumont-Chimay à Rance, t. 6, 1963–1965 [paru en 1968], p. 25–42 ; J.-J. VAN MOL, W. QUINET, Artisans et terroir, op. cit.
(92) Jean MERGEAI, Christophe Théate, facteur ardennais, Bruxelles, Paul Legrain, 1978 ; Christophe RYELANDT, Les mémoires de Victor Droguest, roi des contrebandiers, 3e éd., Bomal-sur-Ourthe, Éd. Jean Petitpas, 1977 [19511].
(93) Julien DOHET, Jérôme JAMIN, La Belgique de Jacques Yerna. Entretiens (coll. La Noria), Bruxelles, Ed. Labor – Seraing, IHOES, 2003 ; François CAMMARATA, Pierre TILLY, Histoire sociale et industrielle de la Wallonie 1945–1980 (coll. EVO Histoire), Bruxelles, EVO, 2001.